Edito du 14 janvier : Dimanche prochain : Quête pour l’Oeuvre des Vocation

By | Neuvaine

Dimanche prochain :
Quête pour l’Å’uvre des Vocations

L’Œuvre des Vocations a pour mission principale de financer la formation des séminaristes (hébergement, nourriture, frais d’étude, protection sociale, pèlerinages, retraites etc.) des huit diocèses d’Île-de-France : Paris, Nanterre, Versailles, Créteil, Saint-Denis, Meaux, Évry et Pontoise.

Elle a pour seconde mission de participer à l’éveil des jeunes de ces diocèses à la question de la vocation.

Elle publie le magazine Vocations qui est le lien de fidélisation avec ses donateurs.

Elle finance la formation des séminaristes (prise en charge des séminaristes et de leurs formateurs…) grâce uniquement à la générosité des donateurs qui se manifeste lors de la quête pour le séminaire en janvier et lors de la quête pour les vocations lors du dimanche du Bon Pasteur (4ème dimanche de Pâques) ainsi que par des dons et des legs.

Les séminaristes de Paris

Ils sont en majorité en formation au séminaire de Paris et insérés dans une des paroisses de notre diocèse.

La formation des séminaristes

En 2023, environ 150 séminaristes sont en formation pour les diocèses de Paris, Nanterre, Versailles, Créteil, Saint-Denis, Meaux, Evry et Pontoise. Études, prière et mission sur le terrain constituent les trois axes forts de leur formation pendant 7 ans.

 Études

Après une année de fondation spirituelle, les séminaristes suivent deux cycles successifs de formation. La formation initiale de deux ans est axée sur la philosophie. Au cours des quatre années suivantes, la formation théologique, doctrinale et pastorale, est davantage orientée vers la mission.

 Prière

Les séminaristes assistent quotidiennement à la messe et vivent les différents offices de la journée. Chacun d’eux est invité à pratiquer l’oraison une heure par jour et l’adoration du Saint-Sacrement. Enfin, deux retraites sont proposées chaque année : l’une avec l’ensemble du Séminaire ; l’autre, à titre personnel, en abbaye ou sous forme d’exercices spirituels, pendant l’été.

 Missions

Au cours de leur formation, les séminaristes découvrent les missions paroissiales dans leur diversité. De l’animation de groupes bibliques au catéchisme, en passant par la préparation aux sacrements et la rencontre des personnes de la rue, les « services apostoliques » sont nombreux. Insérés dès le début de leur formation dans une paroisse d’Ile-de-France, ils aident le curé selon les besoins et apprennent à connaitre les fidèles mais aussi ceux qui sont éloignés de la Foi chrétienne.

 

edito du 7 janvier 2024 : Epiphanie 2024

By | Neuvaine

épiphanie 2024

 En cette fête de l’Épiphanie nous voyons les mages venir d’Orient pour adorer le Seigneur.  Ceux-ci ont mis certainement de longs mois pour traverser l’Iran, l’Irak ou la Syrie d’aujourd’hui. Ils ne pourraient pas le faire en 2023-2024. Aussi, c’est avec gravité que nous célébrons cette fête, constatant au Moyen-Orient l’escalade de la violence. Nous constatons, a contrario, que la paix permet l’adoration. Alors, demandons au Seigneur de donner des conditions de vie paisibles à tous ceux qui vivent dans la région, et de nous protéger d’une guerre de plus grande envergure encore. Prions aussi afin que nous vivions dans la paix ce début d’année nouvelle.

Mais l’Épiphanie est en elle-même source d’espérance car ces mages venus de loin, tant physiquement que spirituellement, ont désiré rencontrer et vénérer l’Enfant Dieu. Si devant la violence de ce monde et la sécularisation de nos sociétés nous sommes guettés par le découragement, regardons les mages. Ils sont venus. Ils ont adoré. Ils ont même déjoué les plans d’Hérode contre l’Enfant Dieu. Alors, nos contemporains qui semblent parfois n’avoir aucune quête spirituelle peuvent bien, eux aussi, découvrir une étoile qui les mettra en route vers le Christ. Prions pour cela et espérons.

Et l’étoile pourrait bien être à Paris ! En effet, les étapes de la restauration de la cathédrale suscitent un intérêt qui dépasse largement la communauté catholique parisienne. Même les projets de vitraux suscitent des réactions au-delà des futurs « utilisateurs » de la cathédrale ! Alors, cet intérêt qui est un véritable engouement est pour nous un signe d’espérance. À scruter les avancements de ce chantier historique, de ce projet exceptionnel, nos contemporains ne peuvent que rejoindre la longue cohorte des bâtisseurs de cathédrale, la longue cohorte des pèlerins. Ils ne peuvent en entrant en contact avec les œuvres d’art, avec la décoration, avec le mobilier et les sculptures, que découvrir Celui vers lequel tout cela est ordonnancé. Ils ne peuvent qu’entrevoir ce qui a motivé les générations précédentes et ainsi découvrir le Sauveur que nous présente la Vierge Marie, maitresse incontestée des lieux. Oui, entrons dans l’espérance. À travers cette réouverture, le Seigneur nous envoie un signe. Prions, afin que ce signe soit compris par ceux qui ne connaissent pas Dieu et prions, afin que nous sachions être des témoins de cette espérance. Prions afin que nous sachions faire passer nos contemporains de la curiosité culturelle au désir de Dieu.

Que la lumière du Seigneur nous guide !

Père Xavier SNOËK

Edito du 31 décembre 2023

By | Neuvaine

1er janvier 2024
 Sainte et Heureuse année à vous

 En ce 1er janvier, je prie d’abord pour la paix et vous invite à faire de même. La paix en Terre sainte bien sûr ainsi que dans les autres pays du monde. Mais je prie aussi afin que ces conflits ne s’importent pas chez nous. Nous avons vécu au mois de juillet dernier des événements d’une extrême violence dans notre quartier et nous avons eu dans plusieurs villes de France des actes d’une grande cruauté. Tout cela est inquiétant. Nous connaissons malheureusement dans bien des lieux que nous fréquentons, des comportements violents, agressifs, tendus. Les rapports entre nous se durcissent sans parfois que nous ne nous en rendions compte.

Aussi, en ce début 2024, je prie afin que nous sachions faire plaisir autour de nous, que nous sachions sourire comme nous y invitait Mère Teresa. Nous avons du mal à nous comprendre, nous disait-elle, mais nous pouvons nous sourire. C’est un cadeau merveilleux. C’est un cadeau que nous pouvons tous faire. Lors de l’appel au denier, la jeune paroissienne a terminé par un appel au bénévolat disant que chacun serait accueilli à bras ouverts ! Puissions-nous mettre cela en pratique ! Sœur Marie Gabrielle psp, me dit toujours qu’il ne faut jamais refuser un don. Offrir son temps, offrir un sourire, participer au denier, offrir une bougie, donner à la quête, contribuer à l’entraide, contribuer aux colis de Noël. Tout cela est un don qu’il faut accueillir avec reconnaissance et empressement. En cette année 2024, puissions-nous y parvenir tous !

Cette année 2024 est aussi un grand Avent. En effet, c’est l’année qui précède l’année jubilaire et la réouverture de notre cathédrale. Les deux seront occasions de grâces multiples. Il faut comme pour accueillir la grâce de Noël, nous y préparer dans une attente joyeuse et priante.

C’est ce que je vous souhaite pour 2024.

Père Xavier SNOËK

Editorial du 24 décembre « 

By | Neuvaine

« Sans le Christ,
il n’y a pas de paix authentique »

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et, sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté » chante la troupe céleste à la naissance du Christ. Mais en quoi consiste cette « paix » ? Entretien avec Sœur Marie Mühlethaler, prieure des bénédictines de Notre-Dame du Calvaire, sur le mont des Oliviers, à Jérusalem.

De quelle manière Noël est-il la fête de la paix ?

Quand nous fêtons Noël, nous ne fêtons pas uniquement les anges, les bergers et la naissance d’un Enfant-Dieu : nous fêtons Jésus qui est né, a vécu et est mort au cœur de la violence… Notre petite congrégation de bénédictines de Notre-Dame-du-Calvaire – fondée au XVIIème siècle en France, en pleine Réforme catholique – le sait bien, elle qui s’est installée à Jérusalem au XIXème siècle, afin de prier pour le recouvrement des Lieux saints – qui étaient aux mains des Turcs – et pour la paix sur cette terre meurtrie depuis toujours. En effet, n’oublions pas que, déjà du temps de Jésus, Jérusalem n’était pas la ville de la paix : le Christ naît dans la violence, sous occupation romaine. Et à peine est-il né que les Saints Innocents sont massacrés par Hérode. Lui-même doit fuir en Égypte avec ses parents pour échapper au meurtre. Par ailleurs, depuis notre monastère, nous voyons tous les lieux de la Passion, nous pouvons suivre le parcours de Jésus depuis son agonie à Gethsémani… Il ne craint pas de s’incarner et de prendre sur lui cette violence, bien au contraire : il vient même précisément là où il y a le plus de souffrance, le plus de détresse, de péché… C’est ce qu’il révèle en disant : « je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs » (Mc2,17). Le Christ veut faire naître sa paix dans la guerre, dans la violence. Tout cela est présent dans la fête de Noël, ce n’est pas une fête qui met entre parenthèses la violence, bien au contraire : l’Incarnation a lieu au milieu de cette violence de notre humanité. Ainsi, le Prince de la paix, a voulu prendre, le premier, le chemin de la paix pour nous y guider. Nous qui avons la chance inouïe de savoir cela, nous devons faire connaître au monde cette grâce de la paix que Dieu est venu nous offrir à Noël !

Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne », dit le Christ (Jn 14.27). Quel est le lien entre le salut qu’il nous offre en venant dans le monde à Noël et la paix ?

La violence qui secoue la Terre sainte depuis toujours peut tous nous habiter, elle fait partie de nous, depuis le péché originel. Nous l’éprouvons parfois au sein même de nos communautés, dans nos familles, sur nos lieux de travail… La paix est toujours à recevoir de Dieu, elle découle du Salut. C’est ce que manifeste Jésus lorsque, après sa résurrection, il apparaît à ses apôtres au Cénacle en disant : « La paix soit avec vous ! » Il ne dit pas « l’amour », il dit la paix, car elle est le fruit du salut qu’il vient de gagner par sa victoire sur le péché et la mort – « salaire du péché » (Rm 6,23). Et donc sur le mal et la violence dont le péché est la source… Il n’y a donc pas de paix authentique sans le Christ.

Comment accueillir la paix dans cette fête de Noël ?

Mais il ne peut pas nous la donner si nous n’y travaillons pas, si nous n’accueillons pas son salut, si nous ne nous convertissons pas à son amour. Il y a un combat spirituel pour la paix qui commence à l’intérieur de nous. Pour que le Berger de la paix naisse en nos cœurs, il faut que nous lui offrions un berceau plein de douceur et d’humilité, disponible à l’accueillir vraiment, et non un berceau plein d’épines. C’est le plus beau cadeau que nous puissions faire à Jésus à Noël. Et si nous ne le pouvons pas car nous vivons des choses trop douloureuses, il faut lui demander de venir mettre en nous la paix qu’il vient donner à Noël.

Le cantique de Zacharie, que nous disons chaque jour à la fin des laudes, dit : « Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut : tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras le ses chemins (…) pour conduire nos pas au chemin de la paix. » Voilà ce que Jésus vient nous donner à Noël : la paix, celle que nous désirons tous mais que, sans lui nous ne pouvons pas trouver. Mais encore une fois, ne nous leurrons pas, la paix n’est donc pas donnée instantanément : elle est un chemin sur lequel Dieu nous conduit, nous guide, en dirigeant nos pas vers lui, sur le chemin du bien, seul moyen d’atteindre la paix. « Évite le mal, fais ce qui est bien, poursuis la paix, recherche-la », avertit le psaume 33. La paix est une quête, qui commence à Noël…

Comment avancer sur le chemin de la paix ?

« si l’on se désarme, si l’on se dépossède, si l’on s’ouvre au Dieu-Homme, qui fait toutes choses nouvelles, alors, lui, efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout est possible », écrivait Athénagoras (1886-1972), patriarche de l’Eglise de Constantinople. Ce texte évoque le message de la Nativité. En effet, Dieu seul a fait du neuf avec son Incarnation, comme il l’avait annoncé par la voix du prophète Isaïe :
«Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne la voyez-vous pas ? Oui, je vais faire passer un chemin dans le désert, des fleuves dans les lieux arides » (Is43,19). Le péché, c’est « ce qui a existé, (…) qui existera ; (…) rien de nouveau sous le soleil », disait l’Ecclésiaste (Ec 1,9). En revanche, la « chose nouvelle » que Dieu réalise, c’est le chemin de son salut, de son amour, de sa miséricorde qui passe dans le désert de notre violence, de nos péchés… Une nouveauté extraordinaire, qui commence … la nuit de Noël. Ainsi, préparer un berceau dans mon cœur pour accueillir le Prince de la paix qui naît à Noël, c’est croire que Dieu peut faire « toutes chose nouvelles » dans ma vie. Vivre la joie de Noël, ce n’est pas être irénique en pensant ce soir-là que tout est merveilleux, tout est beau, tout est pur comme un regard d’enfant… C’est  plutôt accueillir l’Espérance qu’il y a toujours place pour la nouveauté de Dieu dans toute vie car « rien n’est impossible à Dieu » (Lc 1,37).

« Je vous donne ma paix », dit le Christ, à travers le prêtre, juste avant la communion. Peut-on faire un lien entre l’Eucharistie, Noël et la paix ?

A travers la liturgie, c’est toujours aujourd’hui que Dieu naît. Dans l’Eucharistie comme dans la crèche à Noël, c’est toujours aujourd’hui qu’il vient nous apporter cette promesse du salut, cette espérance neuve. En accueillant le Corps du Christ dans l’hostie consacrée, nous recevons la paix de son salut qui prend chair à Noël

Propos  de Soeur Marie Mühlethaler,
prieure des bénédictines de Notre-Dame-du-Calvaire,
sur le mont des Oliviers, à Jérusalem
recueillis par Emile Pourbaix
article de la revue France Catholique du 15 décembre 2023 n° 3838

 

Editorial du 17 décembre 2023 « En marche vers Noël »

By | Neuvaine

En marche vers Noël

 Nous voici donc le 3ème dimanche de l’Avent, mais à tout juste une semaine de Noël. Ne nous laissons pas surprendre !  Faisons, en toute hâte, nos derniers préparatifs, mais n’oublions pas de préparer notre cœur à la rencontre avec le Seigneur ! Une confession, quelques invitations à des personnes isolées, quelques cadeaux à des voisins seuls ou avec qui les rapports sont un peu tendus, une petite attention au conjoint, aux parents…Tout cela peut nous aider à ouvrir notre cœur. Ne laissons pas passer la grâce de Noël ! Ici, nous avons essayé de faire tout notre possible afin que la messe de la nuit de Noël et sa veillée soient particulièrement belles. La messe nocturne, cela fait partie de la nuit de Noël. Enfants, nous y avons participé et elle contribue à rendre cette fête pleine de souvenirs émouvants car pleine de grâces.

Cette année, l’après midi de Noël, la conférence saint Vincent de Paul nous propose de nous retrouver pour un petit goûter. Au lieu de rester à rêver chez soi, venez partager un petit moment ! Notre communauté paroissiale a bien besoin de retrouver son unité. C’est une bonne occasion, toute simple, qui nous est offerte. Venons, non pour soi mais pour les autres. Invitons éventuellement un voisin ou un ami. C’est une excellente occasion de faire connaissance !

Mais la grâce de Noël ne sera partagée par tous que si nous acceptons d’annoncer auprès des passants la joie de Noël le samedi 23 décembre de 10h à 12h. Il en faut peu pour décider certaines personnes, en particulier celles qui sont seules et risquent de passer un Noël bien triste. Alors, passons deux petites heures à les rencontrer et à les inviter,  il fera très doux samedi prochain !

Enfin, ne perdons pas de vue la réouverture de la cathédrale le 8 Décembre prochain. Portons cette préparation dans la prière comme nous avons commencé à le faire durant la neuvaine. Implorons sans cesse l’Esprit Saint sur ceux qui ont en charge la préparation de la réouverture et en particulier des célébrations qui l’entoureront.

Alors, bonne fin de l’Avent 2023 et bonne continuation pour la prière pour notre cathédrale !

Père Xavier Snoëk

Edito du dimanche 10 décembre 2023

By | Neuvaine

Dimanche 10 décembre 2023
2ème dimanche de l’Avent
Un Avent d’un an ?

          Nous sommes entrés en Avent par la neuvaine à l’Immaculée Conception. Mais, cette année, nous avons voulu mettre cette neuvaine sous le signe de la réouverture de la cathédrale prévue le 8 décembre 2024.  En fait, notre archevêque veut mettre tout le diocèse dans un processus de préparation à cette période exceptionnelle que nous allons vivre.

En effet, si l’incendie de la cathédrale a suscité une immense émotion planétaire, il nous faut prendre conscience que croyants et incroyants du monde entier guettent sa réouverture. Peut-être n’en n’avons-nous pas conscience ? Il nous faut donc nous y préparer.  Certes, une équipe est dédiée au projet et y travaille mais nous sommes tous concernés. Il ne faut pas que nous, qui sommes sur place contrairement à beaucoup d‘autres personnes, – mais ne mesurons peut-être pas l’ampleur de ce qui va se vivre à Paris-, passions à côté de l’évènement. Alors, ne passons surtout pas à côté des grâces qui sont inhérentes à la réouverture de notre cathédrale. Ce n’est pas qu’une immense émotion que nous allons vivre mais c’est l’église mère de notre diocèse qui va de nouveau pouvoir nous accueillir. Nous nous rendons bien compte que les églises qui, depuis quatre ans, sont les lieux des événements diocésains le sont par défaut et que seule la cathédrale peut vraiment nous rassembler. Ce sera, bien sûr, source de joie et de bienfaits pour tous, membres de la communauté diocésaine comme visiteurs, appelés à devenir pèlerins.

Mais, finalement, n’est-ce pas la même démarche que celle de l’Avent ? En effet, chaque Avent, nous sommes dans l’attente de la venue du Sauveur parmi nous. Nous préparons notre cœur à recevoir Celui qui veut nous visiter. Mais ne veut-il pas aussi nous visiter en nous conviant de nouveau dans ce bâtiment emblématique dont il a voulu faire une de ses demeures les plus remarquées en ce monde ?

Alors, entrons donc dans cette attente joyeuse et active. Mobilisons-nous. Prions pour ceux qui préparent la cathédrale de pierre mais aussi la cathédrale de chair. Prions aussi afin que nous sachions être disponibles et attentifs à ce que le Seigneur voudra nous faire vivre. Oui, essayons de vivre cette année comme un grand Avent, tournés vers ce signe d’une grande espérance !

Père Xavier Snoëk

 

Editorial du 3 décembre 2023 : « Notre pèlerinage à Lourdes »

By | Neuvaine

Dimanche 3 décembre –
Premier dimanche de l’Avent
Notre Pèlerinage à Lourdes

  Difficile de vous raconter ce que nous avons vécu. En effet, le contenu proposé aux 320 prêtres qui avaient répondu à l’appel de notre archevêque, était avant tout celui d’un pèlerinage habituel à Lourdes, messe quotidienne dont une à la grotte, laudes, vêpres, gestes de l’eau, chemin de Croix, confession, adoration, procession aux flambeaux. Mais bien sûr, la vision de 320 prêtres processionnant dans les sanctuaires en ornements sacerdotaux a donné une image forte qui a immanquablement marqué les participants. La présence de prêtres âgés ou malades en fauteuil roulant, côtoyant ceux qui avaient été ordonnés en juin dernier, a montré à tous l’importance de la démarche. Du départ en train le dimanche jusqu’au retour, les échanges ont été nombreux. La joie de se retrouver ou de faire connaissance était palpable. En fait, c’est dans les mois qui vont venir que les fruits de ce pèlerinage vont se manifester dans notre diocèse et pour chaque prêtre en particulier.

Trois conférences étaient données en fin d’après-midi auxquelles contre toute attente tous les prêtres ont assisté ! L’une était donnée par Mgr Britto – ancien recteur- qui, de manière remarquable, nous a fait entrer dans le message de Lourdes. Les prêtres en sont ressortis enthousiastes.!

Les deux autres visaient plutôt le projet d’année sur les sacrements, sources de vie éternelle et fraternelle. Cette année, qui s’est ouverte par les vigiles de samedi dernier à la basilique du Sacré Coeur, est une année préparatoire. La suivante, qui s’imbriquera avec la réouverture de la cathédrale et l’année jubilaire, sera, par des catéchèses et des célébrations, l’occasion d’approfondir notre compréhension des sacrements et de développer leur pratique. En effet, comment les demander si on n’a pas compris qu’ils étaient vitaux et qu’ils construisaient l’Eglise ?

Pendant cette neuvaine, confions donc à l’Immaculée qui s’est manifestée à Lourdes, ces projets pastoraux. Prions, afin que l’Esprit saint inspire ceux qui vont les mener et que la Vierge Marie, Notre Dame de Lourdes, comble de grâces les prêtres qui ont répondu à son appel de se rendre à Massabielle.

Père Xavier Snoëk

Heureux les artisans de paix !

By | Neuvaine

Heureux les artisans de paix !

Tous, nous avons été profondément choqués par les émeutes dans notre quartier en juillet. Nous mettrons plusieurs semaines, voire peut être plusieurs mois, à nous en remettre. Nos aînés ont cru revivre les heures sombres de la Libération ou de la guerre d’Algérie, d’autres des émeutes dans leurs pays d’origine. Les plus jeunes sont traumatisés. Nous avons mesuré l’ampleur des dégâts ainsi que l’incapacité des forces de l’ordre et des pompiers à intervenir dans ces cas, tant ils étaient submergés par le nombre d’appels, tant comme m’a dit celui qui a répondu au téléphone au bout de 30mn « cela brûle partout ! » Pourquoi tant de violence ? Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi certains applaudissent quand d’autres suffoquent dans les étages ? Ceci est complexe et là n’est pas le lieu de répondre à cette question mais à chercher, plus que jamais, à être artisans de paix dans notre quartier. Tous nous sommes responsables et avons à apporter notre pierre. L’entraide est un lieu de rencontre qui, je pense, peut contribuer à reconstituer le « vivre ensemble » si malmené ici.

Mais, attention, la violence n’est pas que chez les autres. Je suis frappé, depuis quelques mois, de constater la dureté des relations entre nous, paroissiens de Notre-Dame de Lourdes. D’abord j’ai pris conscience que beaucoup n’avaient guère envie de se retrouver pour partager un déjeuner, une journée de pèlerinage ou de retraite, d’où la faible participation aux uns et aux autres. Mais j’ai été surpris d’apprendre des paroles ou messages échangés entre paroissiens dont la teneur n’est guère charitable. Les tords sont peut-être partagés, certes, mais comment peut-on en arriver là ?

Certaines personnes disent haut et fort qu’elles sont franches et disent ce qu’elles pensent mais parfois cela manque de la charité la plus élémentaire ! Quand on entend des commentaires partagés entre une personne et son voisin alors qu’ils sont à l’autre bout de l’église, il y a un problème, comme les remarques faites lors de la sortie de la messe, à fortiori un jour de fête.  Le célébrant, l’animateur de chant, le lecteur, tous ont fait de leur mieux et ils rentrent chez eux avec cela ! Autant dire que leur fête est gâchée. Nous sommes différents, nous provenons de continents différents, nous avons des sensibilités liturgiques ou politiques différentes. Entre chrétiens, il nous faut nous accueillir et quand nous allons dire quelque chose, fusse-t-elle vraie, il faut se demander avant si cela ne blessera pas ceux qui l’entendront. Attention ! La zizanie semble être particulièrement à l’œuvre devant l’église, rue Pelleport, à la sortie des messes ! Soyons vigilants ! Ne laissons pas dire ! Et si nous sommes mécontents, rentrons chez nous pour prendre un temps de réflexion. Le problème est peut-être en nous ?

En cette rentrée, il y a des besoins, à l’accueil, à la sacristie, aux fleurs, à l’animation des messes. Nous voulons recréer la chorale.  Il ne pourra y avoir des nouveaux volontaires que si les anciens acceptent de les accueillir tels qu’ils sont et que si ceux-ci semblent vivre leur service dans la joie et la bonne entente.

Soyons tous, moi le premier, artisan de paix dans notre paroisse et dans notre quartier !

Père Xavier SNOËK

BREVE HISTOIRE DE LA PAROISSE NOTRE DAME DE LOURDES

By | Neuvaine

BREVE HISTOIRE
DE LA PAROISSE NOTRE-DAME DE LOURDES

C’est au début du XXe siècle qu’un lieu de culte vit le jour dans notre quartier du Haut Ménilmontant. La statue de Notre Dame de Lourdes surplombait alors le quartier. Consacrée et érigée en paroisse le 2 mars 1910, l’église est dédiée à Notre-Dame de Lourdes. Sous l’effet de l’accroissement de la population, une chapelle attenante à l’église est construite. Église et chapelle sont détruites plus tard pour des raisons de sécurité. En 1980, l’architecte Jean Vidal est chargé d’ériger une nouvelle église, au rez-de-chaussée de l’immeuble au coin des rues Saint Fargeau et Pelleport. Elle conserve son titre de Notre-Dame de Lourdes. L’église est entièrement dédiée à la Vierge et aux apparitions de 1858 : les vitraux du mur droit de la nef, très contemporains, rappellent les demandes formulées par Marie à Bernadette Soubirous (aller boire à la source, construire une chapelle, y venir en procession, etc.). Lors des neuvaines fréquentes à Notre-Dame de Lourdes, on peut répondre à l’appel de la vierge en vénérant un morceau du rocher de la grotte de Lourdes et en venant se laver et boire de l’eau de Lourdes. Derrière son apparence très sobre, l’église recèle un magnifique bas-relief de Notre-Dame de Lourdes dû à G. Candelier (1988). L’artiste a sculpté une Vierge pleine de ferveur et d’émotion qui, à elle seule, mérite d’entrer dans l’église, ce que les gens du quartier, catholiques ou non, ne cessent de faire pour confier à Marie toutes leurs intentions.

DATES A RETENIR

By | Neuvaine


Chapitre saint Joseph

Vendredi 16 janvier à 20h00

avec le directeur de l’incubateur saint Joseph (Notre-Dame des Otages)

Préparation du pèlerinage dans Paris du 21 Mars


Messe des familles et éveil à la Foi

Dimanche 18 janvier 10h30
Entrées en catéchuménat
Verre de l’amitié à l’issue de la messe


Louange

Jeudi 22 janvier à 19h30


Journées de quête pour les Séminaires

Samedi 24 et dimanche 25 janvier


Chapelet pour les défunts

Samedi 24 janvier à 12h00

En communion de prière avec le sanctuaire de Montligeon



Anniversaire de la dédicace de notre église

Mardi 27 Janvier

19h00 Messe solennelle


 

Réunion du Mouvement Chrétien des Retraités

Jeudi 29 janvier à 14h15 à la maison paroissiale (113 rue Pelleport)