Editorial du 24 mars – Dimanche des Rameaux

By | Neuvaine

Trois points d’attention
pour cette semaine sainte

 Veillez et priez

Le Jeudi Saint, dans le jardin de Gethsémani, Jésus a demandé à ses disciples de veiller et de prier une heure. Dans notre paroisse, il y a l’habitude des nuits de prière et beaucoup fréquentent également les propositions de « Pour l’unité » à Saint-Sulpice ou ailleurs. Mais le Seigneur a explicitement appelé à prier la nuit du Jeudi Saint. Alors, je vous invite fortement à répondre à son appel cette année plus que les années précédentes où j’ai été surpris de constater que nous étions bien moins nombreux qu’ailleurs. Avec la guerre en Ukraine, en Terre sainte et en Arménie, une situation terrible en Haïti, la perspective de la loi sur la fin de vie et les pressions sur l’enseignement catholique, nous avons bien des intentions à porter. Revenons dans la nuit contempler Jésus qui offre sa vie pour nous, prie pour notre unité et nous entraine dans le mystère de la sainte Trinité !

Suivez le Christ en portant sa Croix

Le chemin de Croix est traditionnellement l’office de la semaine sainte qui rassemble le plus les chrétiens. Pour certains, c’est le seul office auquel ils assistent. Alors, proposez le largement autour de vous ! Cette année, nous vous invitons à regarder plus spécialement Jésus qui, par amour pour nous offre sa vie, à contempler son Cœur transpercé.

Soutenez les chrétiens de Terre sainte

Avec la guerre, les pèlerins sont très peu nombreux en Terre sainte. Or, les communautés religieuses et même beaucoup de chrétiens vivent des pèlerinages : hôtellerie religieuse, achats de souvenirs, offrandes dans les sanctuaires. Traditionnellement, les quêtes du Vendredi Saint sont pour la Terre sainte. Cette année, je vous invite donc à être particulièrement généreux. Vous pouvez aussi laisser un chèque dans la boite aux lettres à l’ordre de la paroisse en spécifiant la destination de votre don.

Père Xavier SNOËK

Dimanche 17 mars 2024 : « France qu’as-tu fait de ton baptême ? »

By | Neuvaine

France, qu’as-tu fait de ton baptême ?

 C’est ainsi que Saint Jean-Paul II nous apostrophait vigoureusement lors de son voyage apostolique en France en 1980.  Ces derniers jours, nous avons l’impression d’être retournés à cette époque et d’avoir besoin de réentendre le saint pape ! En effet, constitutionnalisation de l’interruption volontaire de grossesse, menaces sur l’enseignement catholique avec le PLU  « bioclimatique » de la Ville de Paris et ses restrictions sur le forfait alloué aux établissements sous contrat, difficultés avec la Ville de nos voisins de Notre-Dame des Otages quant à l’accessibilité de l’église pour les véhicules funéraires en raison des travaux de le chaussée et pour finir le projet sur la fin de vie qui soulève la réprobation des évêques de France.

Ce dernier projet est bien angoissant car, outre qu’il va permettre à d’aider des personnes à mettre fin à leurs jours ce qui est contraire au projet de Dieu sur l’homme, il va aussi entrainer des soignants à collaborer avec ce projet et enfreindre l’interdit « tu ne tueras point » qui fait partie de la morale naturelle. Ces soignants vont le faire librement ou éventuellement y être contraints. Ce qui est déjà un sujet d’inquiétude pour la constitutionnalisation de l’IVG l’est aussi avec ce projet de loi. En effet, va-t-on pouvoir proposer à ceux qui le souhaitent des lieux où ils seront libres de refuser de poser de tels actes ? Va t on proposer des lieux où il sera clair pour tous qu’ils auront l’assurance qu’on les accompagnera jusqu’au bout et que l’alternative d’un abrègement de leur vie ne sera pas possible ? Et ces lieux seront ils accessibles à tous ou réservés à ceux qui pourront les financer ? Des services de soins palliatifs vont-ils être développés et financés par l’État ? L’État va-t-il financer la recherche sur le soin de la douleur ? Les soignants seront-ils libres de refuser de poser de tels actes que leur conscience réprouve ? Bien des inquiétudes sont soulevées.

Par ailleurs c’est toute la confiance entre les uns et les autres qui est battue en brèche. Comment avoir confiance en un médecin ? Comment avoir confiance en ses proches si on sait qu’ils ne partagent pas les mêmes convictions ? Il va devenir essentiel de choisir avec soin sa personne de confiance, d’écrire précisément ses directives anticipées. Ce qui est appelé « fraternité » va casser bien des relations et va faire régler le soupçon, la suspicion.

Si la loi passe, ce qui est probable, il va nous falloir, nous chrétiens, proposer des alternatives. Des diocèses, des congrégations religieuses, gèrent des établissements médicosociaux. A nous de les développer. A nous de bien gérer les embauches et de veiller à ce que le personnel soignant adhère à un projet de gestion de la fin de vie comme nous le souhaitons.

En fait, il n’y a pas que le problème du suicide assisté, c’est toute une conception de la fin de vie qui est en jeu et finalement un projet de société. En effet, nous croyons que ces moments où nous passons de ce monde à l’autre sont essentiels. C’est là que nous pouvons retrouver le Seigneur. C’est aussi là que des réconciliations, des mercis, des au revoir peuvent s’échanger. Face à la mort nous entrons dans un espace de vérité et de liberté. C’est pourquoi il est si important dans la mesure du possible de pouvoir échanger. Soulager la souffrance est primordial pour pouvoir vivre paisiblement ces moments mais sédater le patient supprime d’emblée cette possibilité. L’objectif devrait être d’aider à vivre la fin de la vie qui est souvent un concentré de vie et non d’aider à supprimer cette étape si essentielle pour celui qui meurt comme pour ceux qui restent.

Ne nous laissons pas voler ces instants si précieux. Œuvrons afin d’offrir à nos contemporains qui le souhaitent une fin de vie où ils rencontreront Dieu et leurs frères !

Père Xavier SNOËK

Edito du 10 mars 2024 : Projets élaborés lors du dernier Conseil Pastoral

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Les projets élaborés lors du dernier conseil pastoral

 1. Marche saint Joseph samedi 16 mars

Avec la participation attendue dans notre chapitre d’une personne handicapée comme l’an dernier, un itinéraire qui nous permettra de visiter plusieurs églises et d’y prier.

2. Pèlerinage Cœur de femmes samedi 27 avril

Thème : Madame Elisabeth et Madame Clotilde de France. Départ 14h30 de la paroisse avec un itinéraire plus accessible à toutes. Nouveauté : une messe !

3.Semaine Sainte

Jeudi Saint : peu de gens répondent à l’appel de Jésus de veiller une heure. Proposition d’une méditation d’une durée d’une heure à minuit.

Vendredi Saint : beaucoup moins de monde au chemin de Croix, annoncer qu’il ne dure que 1h30 afin que tous puissent s’organiser.

4. Fête de Pâques

Proposer un grand goûter comme à Noël.

5. Veillée mariale le 15 mai à 19h30 avec radio Maria

6.Le dimanche 30 juin, grand déjeuner partagé dans les salles du 113 rue Pelleport

7.  Journée de prière pour la paix le dimanche 22 septembre

10h30 Messe pour la paix puis adoration, chapelet et vêpres
propositions diverses bienvenues

 8. Réouverture de la cathédrale décembre 2024

On ne pourra pas faire la neuvaine habituelle.
On regardera ensemble sur grand écran les événements retransmis depuis la cathédrale les 7,8 et 9 décembre.
On se rendra en paroisse à la procession du 21 novembre et ainsi qu’à une des propositions du 10 au 14 décembre.

Père Xavier SNOËK

 

Dimanche 3 mars : Les annonces de Mgr Ulrich dans sa lettre pastorale

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Les annonces de Mgr Ulrich
dans sa lettre pastorale

Réouverture de la cathédrale

  • Le 21 novembre 2024 : grande procession pour la réinstallation de la statue
    de Notre-Dame
  • 7 décembre : remise de la cathédrale par l’Etat à l’Eglise, éveil de l’orgue, Vêpres
  • 8 décembre : consécration de l’autel et première messe
  • 9 décembre : célébration de la fête de l’Immaculée Conception
  • Du 8 au 15 décembre : octave de la réouverture de la cathédrale
  • Chaque jour célébration solennelle thématique
  • Du 15 décembre au 8 juin (Pentecôte) : temps de la réouverture de la cathédrale (pèlerinages paroissiaux, diocésains …)

Ce temps de joie, de fête et d’action de grâce doit être celui de tous les chrétiens.

Année pour grandir dans l’accueil et l’amour de nos frères et sœurs à la suite du Christ

Une année de catéchèse pour tous sur les sacrements

Les jeux olympiques (16 juillet-11 août) et paralympiques (du 28 août-8 septembre)

  • Propositions pastorales Holy Games- Jeux Saints
  • Célébrer l’éminente dignité de la personne humaine
  • Appel à la fraternité entre les peuples
  • Favoriser l’accès des plus vulnérables aux Jeux Olympiques

Rencontre internationale pour la paix du 22 au 24 septembre 2024

  • Promue par la communauté Sant’Egidio
  • Assemblée d’ouverture au Palais des Congrès
  • Cérémonie de clôture sur le parvis de Notre-Dame

2025 Année jubilaire

Pèlerinage paroissial à Rome au sein du pèlerinage diocésain pendant les vacances de février

En route pour 2024-2025 ! Il faudra s’accrocher et réfléchir comment vivre tout cela !

Père Xavier SNOËK

Dimanche 18 et 25 février : Entrons en Carême

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Entrons en carême !

Comme en 1858, voici que, après avoir célébrer la fête de Notre Dame de Lourdes, nous sommes entrés en carême.

A quoi le Seigneur nous appelle pendant ce temps de carême ?

Nous savons bien que ce temps est une invitation au partage, à la pénitence et à la prière.  Tout cela n’a qu’un but : faire passer Dieu avant nous-mêmes. Faire de la place à Dieu dans nos vies. Essayer de vivre à son rythme et non vouloir le caser entre deux activités. En effet, bien souvent, nous nous tournons vers Dieu quand nous en avons le temps (et ce n’est pas souvent !) ou quand nous en avons un besoin extrême.

Or,  le Seigneur est comme un ami très cher. (Il est celui qui nous aime le plus parfaitement) Quand celui-ci arrive, nous quittons tout pour l’accueillir, pour rester avec lui. Eh  bien, en ce temps de carême, Dieu veut nous visiter. Il veut venir en nous. Il veut que nous lui fassions une place et non la dernière.

A Notre Dame de Lourdes, comme dans toutes les paroisses, les sanctuaires, les abbayes, les lieux de pèlerinage, il y a des propositions. Elles n’ont qu’un seul but : vous faire rencontrer Dieu. Maintenant même sur internet on vous propose des retraites, des prières. Le but est le même. Les différentes associations caritatives vous sollicitent. Le but est encore le même : faire de la place à Dieu !

Alors, oui, pendant ce temps de carême, faisons de la place à Dieu. Vivons au rythme de l’Eglise ! Vivons au rythme de Dieu !

Père Xavier SNOËK

Dimanche 11 février – Notre Dame de Lourdes 2024

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Notre-Dame de Lourdes 2024

 Alors que dans quelques jours l’Eglise s’apprête à entrer en Carême, voici que nous célébrons la fête de Notre Dame de Lourdes. Mais quelle est la signification de cette fête ? Que célébrons nous exactement ?

En effet, célébrer Notre Dame de Lourdes, ce n’est pas la même chose que célébrer, la fête d’un saint.  Célébrer Notre Dame de Lourdes, c’est faire mémoire des apparitions de la Vierge Marie à Lourdes qui ont commencé le 11 Février 1858.  C’est faire mémoire des grâces reçues à Lourdes par Bernadette mais aussi par les premiers miraculés de 1858 ainsi que de toutes les grâces reçues depuis ce jour à Lourdes.

Ainsi, célébrer la fête de Notre Dame de Lourdes, c’est faire monter une immense action de grâce vers le Seigneur par l’intercession de Notre Dame. C’est faire mémoire de tout ce qui a été vécu en ce lieu et en remercier la Vierge Marie et, à travers elle, le Seigneur lui-même. En effet, notre prière à la Vierge Marie à Lourdes  nous conduit tout naturellement vers le Christ. Messe, adoration et procession eucharistique sont au centre du pèlerinage comme elles sont au centre de notre démarche festive ici. C’est le Christ qui nous rassemble. C’est Marie qui nous appelle ici et qui nous convoque à la messe et à l’adoration. Dans le chapelet, elle nous fait méditer les mystères de la vie de Jésus. Elle nous fait rencontrer le Christ dans son Eucharistie comme elle a préparé Bernadette à faire se première communion.

Mais ne l’oublions pas, en 1858 les apparitions de Marie à Bernadette, toujours accompagnée de membres de sa famille puis de nombreux fidèles, ont remplacé les conférences de carême prévues cette année-là par l’évêque. Cela veut dire que, cette année, nous sommes en quelque sorte dans la même situation que Bernadette. Nous allons maintenant vivre, avec Marie, ce Carême. Nous allons prendre Marie, comme maitresse de vie spirituelle pendant ce temps. Marchons donc avec elle. Laissons-nous guider pour faire pénitence, laissons-nous guider pour percevoir son mystère.  Les conférences de carême peuvent nous sembler bien souvent très abstraites et inaccessibles. De manière très pédagogique, Marie fait cheminer Bernadette. Elle lui fait faire des gestes de pénitence, elle la fait entrer dans fidélité, la prière.  Elle la façonne, l’éduque et finalement fait d’elle un témoin. Cette femme d’élite, avec fidélité, constance, force, humilité et même humour, va répondre aux interrogatoires sans rajouter quoi que ce soit aux paroles et aux faits et gestes de Marie.  Elle va porter au curé et à travers lui à l’Eglise toute entière les demandes de Marie et obtenir l’adhésion de l’évêque et du curé, convaincus de son innocence.

Alors, qu’en tirer pour nous ? Laissons-nous guider par Marie. Essayons d’être le plus transparents à sa grâce. Essayons de faire la volonté du Seigneur. Essayons d’acquérir la constance et la détermination de Bernadette.  Essayons aussi d’accompagner et de soutenir, comme ceux qui ont accompagné Bernadette.

Essayons de répondre à l’appel du Seigneur, relayé par Marie. Essayons de nous laisser déranger (comme les Lourdais) par le Seigneur et la Vierge Marie. Prenons du temps pour eux. Laissons le quotidien qui est souvent sans Dieu, pour nous rendre à  Massabielle, la tute aux cochons transformée en sanctuaire.

Père Xavier SNOËK

Dimanche 4 février 2024 – Présentation de la neuvaine

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Présentation de la neuvaine
de Notre-Dame de Lourdes 2024

 

 Cette année, la fête tombant un dimanche, nous allons avoir deux messes pour la fête. Une messe solennelle de vigile le samedi soir, présidée par  Mgr Maurice de Germiny et suivie de la traditionnelle procession aux flambeaux jusqu’à l’église du Cœur Eucharistique où il y aura un temps de louange mariale, tout cela accompagné par le chœur Canta Oraque. Le lendemain, la messe sera accompagnée par le Chœur du Saint Esprit de Gagny et les personnes qui en ont exprimé le souhait pourront recevoir le sacrement des malades. L’après-midi du samedi 10 et du dimanche 11, il sera possible de faire les gestes de Lourdes (gestes de l’eau, rocher, adoration et confessions, cierge) ainsi qu’à l’issue de la messe animée par la communauté haïtienne le jeudi 8 février.

La messe du lundi 5 février sera également pour les malades. Notre Dame de Lourdes est bien Notre Dame des Malades. Marie est apparue à Lourdes à une malade et, au cours des apparitions, a commencé à guérir des malades et n’a jamais cessé de répandre sur eux, des grâces nombreuses.

Comme durant chaque neuvaine nous aurons une messe pour la paix présidée par un aumônier militaire. C’est plus que jamais d’actualité.  Cette messe aura lieu le mercredi 7 février. Elle sera précédée et suivie d’un chapelet. Je vous engage à vous mobiliser pour cette intention.

La veille, le mardi 6 février nous aurons également prié à une intention particulièrement actuelle, les chrétiens d’Orient. La messe sera célébrée par Mgr Philippe Brizard, directeur émérite de l’œuvre d’Orient.

Enfin, la chute préoccupante du nombre de prêtres et de séminaristes, devrait nous inciter à prier massivement pour les vocations sacerdotales, ce que nous ferons le vendredi 9 février avec le Père Pierre-Henri Debray, de l’œuvre des vocations.

Avec cette neuvaine, nous sommes au cœur des grandes intentions de l’Eglise de ces jours-ci. Profitons de ces propositions pour faire monter vers le Seigneur par l’intercession de Notre Dame de Lourdes, une prière incessante. N’hésitons pas à inviter tous ceux qui veulent porter ces intentions qui auront bien sûr également toutes été portées au cours de la nuit de prière du 3 au 4 février.

Bonne neuvaine à tous !

Père Xavier SNOËK

CONFERENCES DE CAREME DE NOTRE-DAME DE PARIS

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Conférences de Carême de Notre-Dame de Paris 2024 –
« La mystérieuse musique des sacrements. Littérature et spiritualité. »

Les Conférences de Carême de Notre-Dame de Paris, qui se tiendront pour la dernière année à Saint-Germain l’Auxerrois (1er), ont cette année pour thème la « mystérieuse musique des sacrements ». Il sera traité par des universitaires experts de chacun des sujets, à travers les figures de grands penseurs et auteurs français des deux derniers siècles. Découvrez le programme détaillé dans « Lire plus » et les visuels pour vos communications en pièces jointes. Pour toute autre déclinaison, merci de contacter le service de la communication.

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  • 18 février – Intervenant : M. Emmanuel Godo (professeur de khâgne) – Léon Bloy : la parole comme sacrement
    « Je prie, comme un voleur demande l’aumône à la porte d’une ferme qu’il va incendier »
  • 25 février – Intervenante : Mme Dominique Millet (professeur d’Université) – Paul Claudel : une esthétique sacramentelle
    « Le grand livre qui m’était ouvert et où je fis mes classes, c’était l’Église »
  • 3 mars – Intervenant : M. Nicolas Faguer (professeur de lettres) – Charles Péguy : une spiritualité de la communion
    « Tant de coups de fortune et de coups de misère n’ont point laïcisé ce cœur sacramentaire »
  • 10 mars – Intervenant : M. Philippe Richard (professeur de khâgne) – Georges Bernanos : le don des larmes
    « Seigneur, la souffrance nous reste, qui est notre part commune avec vous »
  • 17 mars – Intervenant : M. Gaël Prigent (professeur d’Université) – Joris-Karl Huysmans : l’écriture comme hallali mystique
    « Seigneur, accueillez le mendiant de communion, le pauvre d’âme »
  • 24 mars – Intervenant : P. Arnaud Montoux (ICP) – Marie Noël : le don de Dieu au péril des abandons
    « Et sans bouger vous tous les regarderez faire »

Tous les dimanches du 18 février au 24 mars inclus, conférence à 16h30, prière à 17h15, vêpres à 17h45, messe à 18h30 à Saint-Germain-l’Auxerrois. Découvrez la vidéo de  présentation en cliquant ici.

Contact :

communication@diocese-paris.net

Edito du 28 janvier 2024 : Quelques réflexions du Cardinal François-Xavier Bustillo

By | Neuvaine

Quelques réflexions
du Cardinal François-Xavier Bustillo

J’étais un des 135 prêtres ayant suivi, la semaine dernière, la retraite prêchée par le nouveau cardinal, évêque d’Ajaccio. Je vous livre quelques-unes de ses réflexions qui peuvent, je pense, vous intéresser.

La société est complexe. On lance des polémiques à propos de tout. On démolit des personnes puis on passe à d’autres. C’est un processus destructeur. Notre mission de chrétien est d’aller à contrecourant. Pour cela, il nous  faut agir à la manière de l’Évangile. Après un moment de réparation dans l’Eglise, il faut aller au-delà, proposer des solutions constructives et surtout toujours rester dans la bienveillance. 

1.L’innocence
Il faut travailler et retrouver la dimension de l’innocence. C’est à dire retrouver la bonté et la pureté de notre foi. L’innocence n’est pas la naïveté, c’est une attitude puissante. C’est renoncer à la nuisance. C’est une base de notre vie chrétienne. On oublie trop souvent l’innocence originelle, la communion avec Dieu et la Création. La mentalité innocente se laisse guider par le bien, un regard d’espérance, l’émerveillement. Elle met en valeur la bonté, la capacité à changer, à s’améliorer. Le Vendredi Saint le Christ est déformé puis, à Pâques, il est transformé, transfiguré, en passant par le silence du Samedi Saint. L’innocence nous fait vaincre la férocité qui nous habite. C’est un choix face à ceux qui font le mal. Il faut décider de ne pas nuire et agir avec bienveillance. Il ne faut pas perpétuer la vengeance. Jésus vit ce qu’il dit. Il réalise son enseignement dans sa Passion. Au moment le plus injuste, l’Innocent ne se révolte pas. Judas dit « J’ai péché ne livrant à mort un innocent ». Pilate  déclare : « Je suis innocent du sang de cet homme ». Or on ne peut pas se laver les mains. Il faut être cohérent jusqu’au bout. Il faut véhiculer la paix.

2.La pudeur
On ne peut pas tout dire et tout montrer. Il faut développer la pudeur des sentiments et celle du corps. Au nom de la liberté d’expression, les gens se montrent trop, il y a trop de manque de pudeur et de respect. Il faut accompagner pour vivre la liberté. Ne pas cultiver son intimité ouvre la porte à un monde destructeur. Il ne faut pas s’afficher au risque d’être attaqué ou blessé. On met trop en avant le paraître pour ne pas risquer de disparaître par déficit de l’être. Il faut une attitude de retenue dans la vie relationnelle. Par pudeur, on ne doit pas montrer son intimité. La pudeur est différente de la honte. La pudeur engendre la décence c’est à dire la dimension sociale, elle favorise la dignité de l’homme. En effet, l’être humain ne se réduit pas à un corps. Il a une âme, une vie intérieure et extérieure. Dans la société, nous avons besoin de la modestie, d’avoir un regard intériorisé sur l’autre et non émotif. A la différence des animaux, l’homme est un être profond. Seul l’être humain est doué d’intériorité car il a une intelligence et une conscience. Jésus aime. Il véhicule la liberté et n’est ni dans la séduction ni dans la possession. Il ne retient pas. Jésus voit tout mais agit au rythme de l’autre (ex : sa rencontre avec la samaritaine). Un cœur pur est libre, irrigué par l’amour de Dieu. La grandeur d’un cœur pur est d’être unifié. Si on sort de la pureté, on entre alors dans l’hypocrisie.

Chaque personne est un univers en soi. Dans notre société on confond tout : harcèlement, emprise, manipulation. Au lieu de dire ce que nous pensons, nous disons ce que nous ressentons. Aussi l’émotion passe-t-elle avant la raison. L’être de l’autre doit toujours être respecté. Jésus est libre et libère. Il accompagne dans la liberté. Si nous sommes libres, nous pouvons garantir la liberté des autres.

Une dernière réflexion,  l’Eglise a un patrimoine extraordinaire (architecture, musique, sculpture peinture…). Elle a fait rêver. Aujourd’hui encore elle doit faire rêver.

 

 

édito du 21 janvier : « La centralité de l’amour dans la vie chrétienne »

By | Neuvaine

Semaine de prière pour l’unité des chrétiens
La centralité de l’amour dans la vie chrétienne

L’amour est inscrit dans « l’ADN » de la foi chrétienne. Dieu est Amour, et « l’amour du Christ nous rassemble dans l’unité ». Nous découvrons notre identité commune en faisant l’expérience de l’amour de Dieu (cf. Jn 3,16) et nous révélons cette identité au monde à travers l’amour que nous nous portons les uns aux autres (Jn 13,35). Dans le passage choisi pour la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens de 2024 (Lc 10,25-37), Jésus réaffirme l’enseignement judaïque traditionnel de Dt 6.5 : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, de toute ta force », et de Lév 9,18b : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Dans ce passage de l’Évangile, un légiste demande d’emblée à Jésus : « Et qui est mon prochain ? » La question de savoir jusqu’où va l’obligation d’amour faisait l’objet d’un débat chez les docteurs de la loi. Traditionnellement, on estimait que cette obligation valait uniquement pour les Israelites et les résidents étrangers. Plus tard, sous l’impact des invasions des puissances étrangères, ce commandement fut considéré comme ne s’appliquant pas aux forces d’occupation. Avec le temps, à mesure que le judaïsme se fragmentait, il fut parfois considéré comme s’appliquant uniquement à sa propre faction. La question que ce légiste pose à Jésus est donc une provocation. Jésus y répond par une parabole qui montre que l’amour va bien au-delà des limites que le légiste escomptait.

Beaucoup d’auteurs chrétiens des premiers temps comme Origène, Clément d’Alexandrie, Jean Chrysostome ou Augustin voyaient dans cette parabole la trajectoire du plan de salut de Dieu pour le monde. Ils voyaient dans l’homme qui descend de Jérusalem l’image d’Adam – c’est-à-dire de l’humanité tout entière – descendant du paradis dans le monde, avec ses dangers et ses divisions, et dans les voleurs l’image des puissances terrestres hostiles qui nous assaillent. Ils voyaient dans le Christ lui-même celui qui, mu par la compassion, vient en aide à l’homme à demi-mort, soigne ses blessures et le met en sécurité dans une auberge, en qui ils voyaient l’image de l’Église. Enfin, ils voyaient dans la promesse de retour du Samaritain un présage de la promesse du Seigneur de revenir.

Les chrétiens sont appelés à agir comme le Christ en aimant comme le Bon Samaritain, en montrant de la pitié et de la compassion pour ceux qui sont dans le besoin quelle que soit leur identité religieuse, ethnique ou sociale. Ce qui doit nous inciter à venir en aide aux autres, ce n’est pas l’identité commune, mais l’amour de notre « prochain ». Toutefois, la vision de l’amour de notre prochain que Jésus nous présente est battue en brèche dans le monde d’aujourd’hui. Guerres dans beaucoup de régions, déséquilibres dans les relations internationales et inégalités causées par les ajustements structurels imposés par les puissances occidentales ou par d’autres agents extérieurs inhibent notre capacité d’aimer comme le Christ. C’est en apprenant à s’aimer les uns les autres au-delà de leurs différences que les chrétiens peuvent devenir des « prochains », comme le Samaritain de l’Évangile.

La voie de l’œcuménisme
Jésus a prié afin que tous ses disciples soient un (cf. Jn 17,21), en sorte que les chrétiens ne doivent jamais perdre l’espérance, ni cesser de prier et d’œuvrer pour l’unité. Ils sont unis par leur amour de Dieu en Christ et par l’expérience de l’amour de Dieu pour eux. Ils reconnaissent mutuellement cette expérience de foi chez les autres lorsqu’ils prient, célèbrent et servent Dieu ensemble. Néanmoins tout ceci demeure un défi dans les relations interconfessionnelles, y compris au Burkina Faso. Le manque de connaissance mutuelle entre les Églises et la méfiance des uns envers les autres peut faire obstacle à l’engagement dans la voie de l’œcuménisme. Certains craignent que l’œcuménisme puisse leur faire perdre leur identité confessionnelle et entrave la “croissance” de leur Église. Mais cette rivalité entre Églises est contraire à la prière de Jésus. Tout comme le prêtre et le lévite du passage de l’Évangile, les chrétiens manquent souvent les occasions de se rapprocher de leurs frères et sœurs par crainte. Pendant cette Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, nous demandons au Seigneur de nous venir en aide et de soigner nos blessures, afin que nous puissions avancer sur le chemin de l’œcuménisme avec confiance et dans l’espérance

Père Xavier Snoëk