Edito du 12 avril

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Dimanche de la Miséricorde

Nous venons de vivre une magnifique Semaine sainte. Nous avons été nombreux à accompagner Marie-Dominique, Marie-Elfried et Géraldine jusqu’au baptême. Nous avons été nombreux tout spécialement le jour des Rameaux et le jour de Pâques à fêter le Seigneur qui entre à Jérusalem et qui passe de la mort à la vie.

Bien sûr, nous sommes tristes qu’à Jérusalem il eut été impossible de célébrer sur les lieux mêmes où tout cela s’est passé. Le pape et de nombreux chefs d’Etat se sont élevés contre ces restrictions inacceptables. Il est important de se rendre compte d’une telle situation et de nous-mêmes prendre conscience de certains « actes malveillants »,  pas si anodins,  que nous avons subis ici même et face auxquels il faut réagir.  Etre invité à un loto, à une sortie culturelle ou à une fête le Vendredi saint n’est pas neutre, publier un texte sur la laïcité ce jour là non plus. Nous avons à réagir,  au moins en refusant les invitations et expliquant pourquoi. Le jeûne du Vendredi saint n’est pas qu’un jeûne de nourriture, c’est un jeûne de sorties, de loisirs etc. La journée doit être réservée à la prière. Dans certains pays, tout s’arrête à 15h. Autrefois certaines professions tels les magistrats ou les bouchers ne travaillaient pas. Le silence, l’absence d’éclairage dans les églises nous aident à vivre la Passion jusque dans notre chair afin de pouvoir vivre la Résurrection. Prendre un jour de congé le Vendredi saint pour pouvoir célébrer tranquillement notre salut me semble une très bonne chose que j’ai personnellement pratiquée lorsque j’étais en vie professionnelle. Les personnes d’autres religions le font bien.

En effet, si nous sommes dans une grande joie à Pâques c’est parce que nous avons fait l’expérience des ténèbres auparavant. Il faut s’en donner les moyens. Ne nous plaignons pas de ne rien ressentir à Pâques si nous n’avons rien vécu précédemment, c’est tout à fait normal !

Mais la joie était sur la plupart des visages, en particulier lors de la vigile pascale, particulièrement réussie cette année grâce à l’investissement des animatrices de chant et de l’organiste.

En ce deuxième dimanche de Pâques, nous célébrons la Miséricorde du Seigneur que Jésus a confiée à l’Eglise. Ouvrons notre cœur au Pardon du Seigneur ! Soyons sûrs de sa Miséricorde.

Cette année, le pape invite tous les chrétiens à prier pour la paix en la vigile de la Miséricorde. Rappelez-vous celle où nous, l’humanité toute entière veillait saint Jean Paul II qui agonisait. Rappelez-vous la bougie soufflée par son secrétaire à sa fenêtre et le glas dans le monde entier. Puissions-nous, dans l’Espérance, vivre une telle veille ce samedi soir. La situation en Terre sainte, au Liban est terrible, à vue humaine sans issue. Seul le Seigneur peut nous donner la paix. Mais pour cela il faut s’ouvrir à la Paix, celle que le Ressuscité souhaite à chacune de ses apparitions. Alors, ce samedi mobilisons- nous ! Ceux et celles qui le souhaitent peuvent nous rejoindre à Picpus, chapelle Notre-Dame de Paix,  où nous prierons tout spécialement les sainte carmélites qui ont offert leur vie pour la Paix.

Père Xavier SNOËK

Samedi 13 juin, fête du Cœur immaculé de Marie, 10ème anniversaire de « Chapelle vivante » prière pour la paix, pour les militaires, messe, gestes de Lourdes.

Edito du 5 avril

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Dimanche de Pâques

A chaque apparition, Jésus souhaite la Paix à ses disciples. C’est en disant « la Paix soit avec vous »  que le pape commence chacune de ses allocutions. Les évêques commencent ainsi également chaque célébration eucharistique. Bien sûr, nous savons que la Paix que Jésus nous souhaite, c’est la Vie éternelle, c’est la béatitude céleste. Il nous l’a obtenue par sa Mort et sa résurrection, Mais ce souhait rejoint le désir de paix que nous portons tous au fond de nos cœurs. En effet, nous sommes appelés à vivre dans la paix, nous avons été créés pour cela. Nous avons besoin de vivre en paix dès cette terre, nous aspirons à la paix.

Or, malheureusement, la guerre sévit et menace sans cesse de s’étendre. Aussi, comme ce temps pascal qui s’ouvre est ponctué des souhaits de paix de Jésus et relayé par les appels à la paix dans le monde par le Saint Père, je vous propose de mettre la prière pour la paix dans le monde au cœur de vos priorités pendant ce temps pascal. Contemplons Jésus ressuscité et prions pour la Paix, tout spécialement au Moyen-Orient. Laissons retentir en nous ces appels à la Paix lancés par Jésus à chaque apparition et demandons-lui de donner à notre monde la Paix. Pas seulement dans les zones de guerre pour lesquelles nous prions en priorité, mais aussi dans nos sociétés, dans notre pays où le projet de loi sur la fin de vie engendrera une extrême violence, dans nos immeubles, nos familles, partout où sévissent la discorde, la haine et la violence.

Sans relâche, implorons le Christ ressuscité ! Prions afin que nous ne connaissions pas une nouvelle déflagration mondiale. Prions pour nos frères chrétiens en Orient.

Père Xavier SNOËK

Marche Saint Joseph 2026

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Voici quelques souvenirs de cette journée du 22 mars.

Edito du 29 mars

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Dimanche des Rameaux

Avec le dimanche des Rameaux, nous entrons dans la semaine sainte. Nous allons mettre nos pas dans les pas de Jésus qui offre sa vie pour nous, vivre avec Lui son anéantissement mais aussi sa victoire. Dès le dimanche des Rameaux nous vivons déjà tout cela, puisque nous célébrons l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem.

Il y est acclamé comme Roi-Messie. « Hosanna ! Ô Fils de de David ! Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur ! ». Puissions-nous participer à cette célébration. Puissions-nous vivre avec toute l’Eglise cette entrée de Jésus, qui prend possession de la Ville sainte. Puissions-nous vivre cette entrée comme une entrée dans le Ciel, comme un passage dans l’éternité, comme une entrée dans la Vie. Puissions-nous y voir notre victoire.

Cette entrée est une annonce de Pâques, mais nous ne pouvons pas passer des Rameaux à Pâques sans vivre la Passion, sans nous unir à l’offrande de Jésus sur la Croix. Cette année, je vous propose de vivre la Passion avec tous nos frères d’Orient, qui vivent la semaine sainte sous les bombes. Eux, qui célèbrent habituellement les Rameaux avec cymbales, trompettes et tambours, vont cette année surtout vivre la Passion , l’enfouissement , la peur et l’angoisse. Ils vont avoir bien du mal à discerner le Ressuscité au milieu de leurs malheurs.

Alors, en célébrant la Passion, puissions-nous nous unir à eux. Puissions-nous, en pensée, les rejoindre dans les rues de Jérusalem ou de telle ou telle cité d’Orient, dans ces ruelles, qui se ressemblent toutes et nous font penser à la Via Dolorosa avec ses marches et ses pierres sur lesquelles Jésus s’est affaissé. Puissions-nous nous relever comme lui et avec lui. Puissions-nous prier afin qu’eux aussi se relèvent et repartent pleins de courage. Puissent-ils recevoir, lors de la célébration de Pâques, l’Espérance. Puissent-ils voir la lumière du Ressuscité !

Quant à nous, puissions-nous grandir dans la Foi et soutenir courageusement Aminata, Elfried et Géraldine dans leur ultime marche vers le Baptême. Puissent-elles, non seulement, ressusciter avec Jésus mais également nous tirer vers le Christ, nous faire entrer dans une nouvelle étape de notre vie chrétienne. Puissions-nous vivre cette semaine sainte avec ferveur et nous y investir pleinement ! Puissions-nous prendre résolument le chemin de Jérusalem avec Jésus pour ne plus le quitter, le transmettre autour de nous, le mettre à la première place dans nos vies. Puissions-nous orienter notre vie vers Jésus, nous ouvrir à sa présence, à sa lumière. Je pense que les circonstances difficiles de cette semaine sainte sont une invitation à la conversion, une invitation à être davantage disciple du Christ qui nous fait passer de la mort à la vie.

Père Xavier SNOËK

Prière du Pape Léon XIV pour la paix dans le monde

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Prière du Pape Léon XIV pour la paix dans le monde

Seigneur de la Vie,
toi qui as façonné chaque être humain à ton image et ressemblance,
nous croyons que tu nous as créés pour la communion, non pour la guerre,
pour la fraternité, non pour la destruction.

Toi qui as salué tes disciples en disant : « La paix soit avec vous »,
accorde-nous le don de ta paix
et la force de la rendre réelle dans l’histoire.
Aujourd’hui, nous élevons notre prière pour la paix dans le monde,
en suppliant que les nations renoncent aux armes
et choisissent le chemin du dialogue et de la diplomatie.

Désarme nos cœurs de la haine, du ressentiment et de l’indifférence,
afin que nous devenions des instruments de réconciliation.
Aide-nous à comprendre que la véritable sécurité
ne naît pas du contrôle nourri par la peur,
mais de la confiance, de la justice et de la solidarité entre les peuples.

Seigneur, éclaire les dirigeants des nations,
pour qu’ils aient le courage d’abandonner les projets de mort,
d’arrêter la course aux armements
et de placer au centre la vie des plus vulnérables.
Que jamais plus la menace nucléaire ne conditionne l’avenir de l’humanité.

Esprit Saint,
fais de nous des bâtisseurs fidèles et créatifs de paix quotidienne :
dans nos cœurs, nos familles,
nos communautés et nos villes.

Que chaque parole bienveillante, chaque geste de réconciliation
et chaque choix de dialogue soient les semences d’un monde nouveau.

Amen.

Dimanche 22 mars

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25 mars L’annonciation

 Ce Mercredi 25 Mars, ce sera la solennité de l’Annonciation. Cette fête est célébrée dans toute l’Eglise mais, dans notre paroisse, elle revêt une importance toute particulière du fait de notre appartenance à la Famille Notre-Dame de Lourdes. En effet, c’est le jour de l’Immaculée Conception que la Vierge Marie révèle enfin son identité à Bernadette en lui disant qu’elle est l’Immaculée Conception. Le dogme avait été proclamé en 1854 par le pape Pie IX mais Bernadette, illettrée, l’ignorait et ne pouvait comprendre ce que cela signifiait. Quand elle va voir l’abbé Peyramale, elle se répète ces mots « Immaculée Conception » tout le long du chemin entre la grotte et le presbytère pour être sûre de ne pas se tromper. Arrivée devant le prêtre, elle les lui redit sans les comprendre. L’abbé Peyramale, qui était resté sceptique quant à la véracité des apparitions et avait même accueilli Bernadette d’un ton bourru, est alors convaincu que cette pauvre fille ne peut pas avoir inventé ce mot savant. Dès lors, non seulement il est persuadé de l’authenticité des apparitions, mais il s’institue le protecteur de Bernadette et de sa famille. Il la défend contre les autorités civiles de toutes ses forces. Il la place chez les sœurs de Nevers afin qu’elle reçoive une instruction et se prépare à la première communion (le but de son retour à Lourdes). Il loge la famille Soubirous dans un endroit plus salubre.

Pour Bernadette, c’est la Résurrection ! En effet, depuis le jour où la Vierge Marie lui avait demandé de manger de l’herbe et de boire à la source qui n’était alors que de l’eau sale, Bernadette avait connu l’anéantissement, le mépris, l’incompréhension. Ce fut son Vendredi saint. De plus, la « Belle Dame » n’apparaissait plus tous les jours,  Bernadette était privée de « son ciel ». Et même si, à partir du 1er mars, elle savait que des miracles se produisaient à la grotte grâce à l’eau de la source devenue claire et abondante, elle était dans les ténèbres.  Ainsi, après avoir vécu la Passion, Bernadette vit la Résurrection ! En cette fête de l’Annonciation, nous voulons nous associer à sa joie.

Cette année, en raison de la guerre, je vous invite à vous tourner vers la Vierge Marie pour lui confier les chrétiens du Moyen Orient, en particulier ceux du Liban. Invoquons la, demandons lui son intercession afin d’obtenir la Paix dans le monde.

Père Xavier SNOËK

édito du 15 mars 2026

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Laissez vous réconcilier avec le Christ

Mardi 17 mars, Jacques Cochard animera à Notre-Dame de Lourdes, avec le chœur Canta Oraque un concert spirituel de Carême qui sera également une veillée pénitentielle.

 En effet, ce temps de chants et de louange sera une occasion de prier et de faire la démarche, si vous le souhaitez, de demander le sacrement du Pardon. Des prêtres seront à votre disposition pendant le concert pour cela.

Le Carême nous est donné pour nous réconcilier avec le Seigneur, afin de recevoir avec fruit les grâces qu’il veut nous donner à l’occasion de la fête de Pâques. Cette fête est, pour nous tous, le moment de la renouvellement des promesses de notre baptême. Nous pouvons mesurer alors combien nous avons été infidèles, combien nous nous sommes séparés du Seigneur, combien nous ne nous sommes pas comportés en baptisés.

C’est le moment de faire le point sur notre réponse à l’appel que nous avons reçu comme baptisés à être prêtre, prophète et roi. Nous devons prendre le temps de réfléchir à ces divers points : sommes-nous des hommes et des femmes de prière ? Comment répondons-nous à l’appel du Seigneur à le rencontrer dans les sacrements, la prière, l’adoration…. Cette année nous avons été nombreux à entrer dans la Famille Notre-Dame de Lourdes, nous avons été nombreux à participer à la retraite, nous nous mobilisons pour la Vie et la Paix, mais….

Le Concile provincial comme la réflexion sur  l’avenir des paroisses résonnent avec notre mission de prophète. Comment, personnellement, y-répondons nous ? Comment vivons-nous en famille, en paroisse, dans le quartier et ailleurs notre mission de chrétien au cœur de l’Eglise et du monde ? Comment participons-nous d’une manière directe ou indirecte à la transmission de la foi ?

Enfin, notre mission de roi. Le roi c’est celui qui est choisi par Dieu pour une responsabilité particulière. Notre état de vie façonne notre manière d’assumer cette dimension de notre baptême. Pères et mères de famille, grands-parents, célibataires, tous, d’une manière ou d‘une autre, nous sommes appelés à être responsables, à nous soucier des autres, à vivre la charité et le don de soi.

Ainsi, profitons de ce Carême pour ouvrir notre cœur et nous laisser transformer par le Christ. Les circonstances l’exigent : laissons-nous réconcilier avec le Christ !

Père Xavier SNOËK

Edito du 8 mars 2026

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Deux intentions de prière pour ce Carême

 La Fin de vie. L’heure est grave car non seulement le projet de loi est très permissif et brisera la relation de confiance entre les soignants et les patients mais elle ne protégera pas les plus fragiles, malades dépendants, personnes handicapées, personnes dépressives contre des abus de toutes sortes et contre elles-mêmes. Elle entrainera des conflits terribles au sein des familles et la suspicion généralisée. Bref, les relations entre nous tous seront extrêmement violentes. Plus grave encore la loi refuse l’objection de conscience et punit le délit. C’est donc la liberté de conscience qui est en jeu comme est allée le plaider une petite sœur des pauvres à Genève devant l’ONU. En effet, tout soignant sera obligé de pratiquer des actes qui donnent la mort. Il est évident que pour cette raison beaucoup quitteront leur profession ou même le pays.

Les membres des congrégations hospitalières sont confrontées au même problème. Rappelons-nous, déjà le pape François avait sanctionné une congrégation religieuse belge qui permettait des euthanasies dans ses établissements. Mais ma loi belge n’est pas aussi contraignante que le projet français. En France, nous serons tous confrontés au délit d’entrave, c’est à dire que si, en conscience, nous essayons de dissuader quelqu’un de se faire donner la mort, nous encourerons prison et amende. Il va sans dire que c’est l’avenir des établissements hospitaliers tenus par des congrégations religieuses qui est remis en question. Quant à nous tous, c’est notre liberté de conscience et notre liberté d’expression qui seront grandement entravées. Alors, je vous propose de continuer en boucle la neuvaine déjà proposée par l’intercession des fondateurs de congrégations hospitalières, de prier Saint Joseph, patron de la bonne mort et de consacrer la soirée de sa fête, le 19 mars, à la prière à cette intention (chapelet, vêpres, messe et adoration). L’heure est grave, mobilisons nous ! Réservez votre soirée du 19 mars !

La guerre. Depuis quelques jours, chaque heure montre une escalade dans le conflit. Davantage d’Etats sont touchés. Le Liban est envahi. L’horizon semble bouché. La situation interne de l’Iran est opaque. L’Irak est lui aussi impliqué. Nous savons qu’il y a dans le monde d’autres zones de tension (Taiwan, le Groenland…) et bien sûr l’Ukraine et ses voisins. Aussi, prions Notre Dame de Paix chaque samedi à midi (chapelet et messe), tournons-nous vers la Vierge Marie en ce jour qui lui est consacré (pas tellement suivi étonnament à Notre-Dame de Lourdes, il faut y remédier !). Dans notre paroisse, nous avons une responsabilité : celle de conduire la prière à la Vierge Marie, celle d’accueillir ceux qui viennent la prier, celle de porter les intentions confiées ici à Notre Dame, celle de soutenir, ceux et celles qui sont directement touchés par le conflit  (militaires, familles de militaires, famille d’expatriés dans les pays du Moyen Orient, familles de ressortissants des habitants des pays impliqués dans le conflit, proches des diplomates en poste dans ces pays… la liste est longue et non exaustive). Oui, ce conflit implique des gens qui sont proches de nous.

Réveillons-nous, soyons des veilleurs ! Notre Dame et Saint Joseph peuvent nous sauver de cette situation ! Si nous n’avons pas encore commencé notre carême, il est temps de nous y mettre. Bientôt la moitié ! Ne soyons pas médiocres !

Père Xavier SNOËK

Dimanche 22 février et 1er mars

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Entrons dans la Compassion

Lors de la fête de Notre-Dame de Lourdes, nous avons été rejoints par de nombreux pèlerins. Certains venaient de fort loin et certains portaient de lourds fardeaux. Ils venaient déposer tout cela aux pieds de Notre Dame, comptant sur sa compassion, sûrs de sa maternelle sollicitude. Nous les avons accueillis comme nous le pouvions. Nous avons essayé d’être auprès d’eux des témoins de la Miséricorde divine qui passe par le Cœur immaculé de Marie qui se penche tout spécialement à Lourdes sur les pauvres, les malades, tous ceux qui viennent lui confier leur détresse. Nous savons que certains qui viennent dans notre église le font car ils ne peuvent pas se rendre à Massabielle. Aussi, portons les dans notre prière. Lorsque, chaque dimanche, nous portons le panier contenant les intentions de prière de la semaine, offrons les au Seigneur, prenons les dans notre prière.

Cela rejoint tout particulièrement notre démarche de carême. En effet, nous sommes appelés à prier, à partager et à faire pénitence. Répondons avec Bernadette (dont la fête est le mercredi des cendres cette année) à l’appel du Seigneur, relayé par Marie, de faire pénitence pour les pécheurs, donc pour nous tous. Répondons à l’appel du partage, qui n’est pas seulement celui de l’aumône mais surtout l’appel à soutenir les autres dans le besoin, à aider ceux qui souffrent, à entrer en compassion avec ceux qui sont dans la détresse. Essayons de voir en celui ou celle qui entre dans notre église, celui ou celle qui écrit une intention et la confie à Notre Dame de Lourdes, une personne en détresse qui a besoin ne serait–ce d’un sourire, d’une parole bienfaisante, d’un accueil chaleureux. Oui, essayons d’être les instruments de Marie qui soutient, apaise, réconforte. Essayons d’être les mains de Notre Dame de Lourdes qui rayonne de sa miséricorde. Essayons, comme Bernadette, de soigner. Essayons d’aimer.  Dans ce monde violent, essayons, comme près de la grotte, de créer un havre de paix.

Enfin, le carême comprend un appel à la prière. Ceux qui sont entrés dans la famille Notre-Dame de Lourdes ont entendu cet appel particulier. Mais notre paroisse elle aussi est entrée dans la famille Notre-Dame de Lourdes. Vous tous, membres de cette paroisse, êtes appelés à entrer, autant que vous le pouvez, dans une prière instante par l‘intercession de Notre Dame, à fortiori pendant le carême. Prions donc pour tous ceux qui souffrent, ceux qui sont marqués par la violence, parfois même au cœur de leur famille.

Prions, supplions notre Mère du Ciel afin qu’elle apporte la consolation. Entrons avec elle dans la compassion, soyons instruments de miséricorde.

Père Xavier SNOËK