Dimanche 22 février et 1er mars

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Entrons dans la Compassion

Lors de la fête de Notre-Dame de Lourdes, nous avons été rejoints par de nombreux pèlerins. Certains venaient de fort loin et certains portaient de lourds fardeaux. Ils venaient déposer tout cela aux pieds de Notre Dame, comptant sur sa compassion, sûrs de sa maternelle sollicitude. Nous les avons accueillis comme nous le pouvions. Nous avons essayé d’être auprès d’eux des témoins de la Miséricorde divine qui passe par le Cœur immaculé de Marie qui se penche tout spécialement à Lourdes sur les pauvres, les malades, tous ceux qui viennent lui confier leur détresse. Nous savons que certains qui viennent dans notre église le font car ils ne peuvent pas se rendre à Massabielle. Aussi, portons les dans notre prière. Lorsque, chaque dimanche, nous portons le panier contenant les intentions de prière de la semaine, offrons les au Seigneur, prenons les dans notre prière.

Cela rejoint tout particulièrement notre démarche de carême. En effet, nous sommes appelés à prier, à partager et à faire pénitence. Répondons avec Bernadette (dont la fête est le mercredi des cendres cette année) à l’appel du Seigneur, relayé par Marie, de faire pénitence pour les pécheurs, donc pour nous tous. Répondons à l’appel du partage, qui n’est pas seulement celui de l’aumône mais surtout l’appel à soutenir les autres dans le besoin, à aider ceux qui souffrent, à entrer en compassion avec ceux qui sont dans la détresse. Essayons de voir en celui ou celle qui entre dans notre église, celui ou celle qui écrit une intention et la confie à Notre Dame de Lourdes, une personne en détresse qui a besoin ne serait–ce d’un sourire, d’une parole bienfaisante, d’un accueil chaleureux. Oui, essayons d’être les instruments de Marie qui soutient, apaise, réconforte. Essayons d’être les mains de Notre Dame de Lourdes qui rayonne de sa miséricorde. Essayons, comme Bernadette, de soigner. Essayons d’aimer.  Dans ce monde violent, essayons, comme près de la grotte, de créer un havre de paix.

Enfin, le carême comprend un appel à la prière. Ceux qui sont entrés dans la famille Notre-Dame de Lourdes ont entendu cet appel particulier. Mais notre paroisse elle aussi est entrée dans la famille Notre-Dame de Lourdes. Vous tous, membres de cette paroisse, êtes appelés à entrer, autant que vous le pouvez, dans une prière instante par l‘intercession de Notre Dame, à fortiori pendant le carême. Prions donc pour tous ceux qui souffrent, ceux qui sont marqués par la violence, parfois même au cœur de leur famille.

Prions, supplions notre Mère du Ciel afin qu’elle apporte la consolation. Entrons avec elle dans la compassion, soyons instruments de miséricorde.

Père Xavier SNOËK

Edito du 15 février

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Mercredi, nous entrons en Carême !

 Dans le cadre de la réflexion sur l’avenir des paroisses de Paris dans les dix ans à venir, nous essayons d’indentifier les atouts et les fragilités de notre paroisse et, à la suite de ce diagnostic, nous cherchons des pistes pour inventer de nouvelles façons de faire. Le Carême peut être une bonne occasion pour chacun de se demander comment profiter des grâces spécifiques de notre paroisse et comment remédier à ses fragilités. C’est pour chacun une occasion de conversion !

Les atouts :

  • La dimension de sanctuaire marial. Nous venons de vivre la neuvaine à Notre Dame de Lourdes. C’est une source de grâces qui dépasse les limites de notre paroisse. Comment m’y suis-je investi ? Que représente pour moi l’entrée de la paroisse dans la famille Notre Dame de Lourdes ? Et, finalement, quelle est la place de la Vierge Marie dans ma vie ?
  • Nous avons la chance d’avoir sur le territoire paroissial un groupe scolaire qui porte le même nom que notre église. Pour ces enfants, pour ces familles, notre paroisse est peut-être la seule église qu’ils connaissent. Comment est-ce que je m’investis dans cet ensemble paroisse-école ? Est ce que je contribue à la transmission de la foi auprès des jeunes ? Comment est ce que je les accueille lorsqu’ils viennent à l’église ? Est ce que je prie pour eux ? Est-ce que je participe au financement des activités dédiées aux jeunes (catéchisme, patronage) ?
  • Chaque jour plus de 15% des paroissiens participent a la messe quotidienne, aux vêpres, à l’adoration, au chapelet et 5 participent aux laudes. C’est aussi une façon d’entourer le curé, de porter avec lui la charge pastorale. Le Carême est une occasion de vous y associer à votre rythme et selon vos possibilités. L’église est au centre du territoire paroissial et facilement accessible. Profitez-en !
  • L’Entraide donne un visage de bienveillance à notre paroisse dans tout le quartier. Beaucoup de paroissiens s’y investissent, notamment des retraités, des pères de famille, des jeunes . Et vous ? Nous avons besoin de votre aide. N’hésitez pas à nous rejoindre !

Les fragilités

  • Nous ne percevons pas toujours celui qui entre dans l’église comme une personne en recherche de Dieu. Au cours de ce Carême, essayons de changer notre regard, notre façon de l’accueillir. Essayons de lui sourire. Celui qui est assis à côté de nous ce dimanche vient peut être pour la première fois à la messe. Donnons-lui envie d’y revenir !
  • Le groupe scolaire Notre-Dame de Lourdes compte plus de 700 élèves. Nous les côtoyons sur la cour, à l’entraide. Le curé vit littéralement au milieu d’eux. Comment leur donner envie de nous rencontrer ?
  • Les jeunes adultes recherchent les célébrations recueillies voire intimistes. Eclairage tamisé, silence, paix. Comment améliorer nos célébrations afin d’y laisser la place à l’intériorité ?

En ce début de Carême, interrogeons-nous et convertissons-nous, c’est à dire changeons nos habitudes si cela est nécessaire !

Père Xavier SNOËK

Edito du 8 février 2026

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Notre-Dame de Lourdes – Notre-Dame des Malades
Sainte Bernadette et sainte Catherine au service des malades

 A Lourdes, la Vierge Marie apparaît à une jeune fille malade, Bernadette. Bernadette deviendra religieuse hospitalière à Nevers et sera alors l’infirmière de la Maison Mère. Dès les apparitions, dès le mois de Mars, alors que Bernadette ne sait pas encore que c’est la Vierge Marie, l’Immaculée, qui lui apparaît, plusieurs guérisons spectaculaires et inexpliquées ont lieu grâce à l’eau de la grotte. Ainsi, Lourdes devient très tôt un lieu de pèlerinage où affluent les malades. C’est une des spécificités de la cité mariale pyrénéenne.

Quant à Catherine Labouré,  il ne faut pas oublier que la vocation de la congrégation des Filles de la Charité dans laquelle elle est entrée, est de s’occuper des pauvres et des malades. C’est ce que fera tout au long de sa vie la voyante de la rue du Bac, dans l’hospice d’Enghien rue de Reuilly, dans l’actuel XIIème  arrondissement de Paris. Catherine, soutenue par la Vierge Marie qui continue à Reuilly de lui donner des grâces spécifiques, œuvre pour les malades.

A Lourdes, c’est Marie elle-même qui déverse ses grâces sur les malades. Ceux-ci, même s’ils ne repartent pas tous guéris, reviennent tant ils ont été heureux en ce lieu. En effet, ils y ont été mis à la première place et ont été choyés par les hospitaliers.

Sainte Bernadette et sainte Catherine s’éclairent mutuellement. Toutes deux ont soigné des malades et plus particulièrement des malades en fin de vie. Aussi, en cette année où nos députés et nos sénateurs examinent les lois sur la fin de vie, il semble tout indiqué de nous tourner tout spécialement vers la Vierge Marie et les deux voyantes. Confions-leur cette intention essentielle, non seulement pour chacun des malades mais pour notre pays qui risque de basculer dans la violence si des lois autorisaient le suicide assisté. Car, quand la vie n’est plus sacrée, qu’elle n’est plus respectée ni défendue, voire que certains peuvent disposer de celle des autres, on tombe alors dans la barbarie.

Puissent Notre Dame de Lourdes, salut des malades, Sainte Catherine Labouré et Sainte Bernadette Soubirous nous préserver de si grands maux !

Père Xavier SNOËK

edito du 1er février 2026 – Miracles

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Miracles

Depuis deux semaines, les élèves du groupe scolaire et quelques paroissiens ont pu visiter l’exposition internationale sur les miracles eucharistiques réalisée par saint Carlo Acutis. La semaine prochaine, avec la neuvaine à Notre-Dame de Lourdes, nous tournerons les yeux vers la cité mariale qui, nous le savons, tient sa réputation non seulement des apparitions, mais aussi des nombreux miracles qui y ont eu lieu.

Cela nous amène à nous poser la question du miracle. En effet, Jésus a dit « Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». Néanmoins, l’Eglise a toujours reconnu des miracles. Ceux-ci ont une réalité objective et ne sont pas subjectifs comme me le disait une jeune élève, rapportant les propos de sa mère. Non, un miracle n’est pas une « impression » . L’Eglise prend d’ailleurs le soin de s’entourer de grandes précautions.

A Lourdes, le bureau médical met tout le savoir scientifique connu pour étudier soigneusement chaque cas. Il reconnaît des guérisons inexpliquées dans l’état actuel de la science. Ensuite, l’évêque réunit une commission qui va discerner avant de reconnaître le miracle et le proclamer.

Dans l’exposition réalisée par Carlo Acutis, certains des miracles présentés ont été étudiés avec les moyens dont dispose aujourd’hui la science. Deux d’entre eux, où l’hostie consacrée s’est changée en chair humaine, ont fait l’objet d’études qui ont révélé la nature des tissus (cœur humain) et le groupe sanguin (AB-) le même que celui du linceul de Turin et de la tunique d’Argenteuil, ce qui est troublant. D’autres miracles sont rapportés par de nombreux témoins. Nous ne pouvons que recevoir ces témoignages, a fortiori quand les témoins sont nombreux. En effet, les apparitions du Christ à Sainte Marguerite-Marie ne sont pas comparables à ce que de nombreux prêtres et fidèles ont vu en 1902 à La Réunion ou en 2001 en Inde lors d’une adoration eucharistique. Dans certains cas, nous avons les espèces consacrées dans d’autres, nous avons les récits des témoins. On ne peut remettre tout en question.

Quoi qu’il en soit, il nous faut humblement reconnaître que Dieu intervient de manière exceptionnelle. Il guérit, il se manifeste face aux incrédules et aux profanateurs. Refuser toutes ces manifestation revient, en fait, à nier la toute puissance divine. Refuser que Dieu puisse intervenir dans nos vie et dans le monde. Dans ce cas, pourquoi prions nous ? Notre prière, nos cultes ne sont que des rituels pour satisfaire notre soif du sacré. Mais, depuis les origines, Dieu s’est manifesté comme le maître du Temps et de l’Histoire, comme le maître de sa Création. De plus, il nous révèle ainsi sa compassion, sa miséricorde.

Alors, rendons grâce pour tout ce que Notre Dame a fait à Lourdes, pour tout ce que Carlo Acutis a repéré dans le monde comme phénomènes extraordinaires, qui nous révèlent la présence de Jésus dans son Corps et dans son Sang.

Père Xavier SNOËK

Charlemagne, fils de Marie

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Charlemagne, fils de Marie

Le grand Empereur Charlemagne (1) fut consacré dans la Basilique d’Aix-la-Chapelle (ville de l’Allemagne actuelle) qu’il avait voulu dédier à la Mère de Dieu. Il recueillit avec grande dévotion la relique de la ceinture de la Sainte Vierge que lui donna l’Impératrice de Constantinople, et il porta toute sa vie l’image de Marie attachée à son cou par une chaîne d’or.

Devenu âgé, il demanda à être enterré avec une statue de la Vierge sur son cœur. Après sa mort, le Concile de Mayence imposa à l’ensemble de l’Empire Franc la fête de l’Assomption. L’Empire de Charlemagne marque la fin de la féodalité et le début de l’unification de l’Europe qui naît en même temps que la Chrétienté, sous la protection de la Mère de Dieu.

En 778, Charlemagne, lassé par la résistance opiniâtre du Seigneur sarrasin Mirat dans la citadelle de Mirambel (l’actuelle citadelle de Lourdes), s’apprêtait à renoncer et à lever le siège lorsque Turpin, évêque du Puy-en-Velay, son compagnon, eut une inspiration et obtint l’autorisation d’aller parlementer avec l’assiégé. Il proposa à Mirat de se rendre, non pas au souverain, mais à la Reine des cieux. La proposition plut au chef maure qui déposa ses armes aux pieds de la Vierge noire du Puy et qui se fit baptiser.

Le jour de son baptême, Mirat prit le nom de Lorus qui, transmis à la ville, devint plus tard Lourdes. Mille  ans avant Bernadette, la Vierge prenait donc officiellement possession du lieu où elle apparaîtra plus tard.

 

Synthèse de Françoise Breynaert Marie de Nazareth. codexdei.mariedenazareth.com
(1) Charlemagne fut roi et empereur des Francs

Pelerinages diocésains 2026

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Le Diocèse de Paris vous propose de partir en Jordanie. Aller de « l’autre côté du Jourdain », c’est découvrir le lieu de naissance des tribus israélites, la terre des Nabatéens, le pays de la Décapole ou le territoire d’Hérode de Galilée. Des scènes connues de la Bible s’y déroulent : le Mont Nébo, d’où Moïse a contemplé la Terre Promise; la rivière Jabbok, épisode de la lutte de Jacob avec l’ange; Béthanie, le lieu du baptême de Jésus; Machéronte, forteresse où Jean Baptiste a été décapité ou Gérasa, lieu de l’exorcisme du possédé.

Vous trouverez toutes les informations et les modalités d’inscription sur le lien ci-dessous :

Venio — Pèlerinage diocésain en Jordanie

Notre calendrier des pèlerinages à venir :

  • Pèlerinage sur les pas de Sainte-Marie-Madeleine les 22 et 23 mars 2026 – Inscriptions en cours : Venio — Pèlerinage sur les pas de Marie-Madeleine
  • Pèlerinage à Lourdes des paroisses du 19 au 23 avril 2026. Ouverture des inscriptions à venir.
  • Pèlerinage sur les pas du Saint Curé d’Ars les 13 et 14 juin 2026 – Ouverture des inscriptions à venir.
  • Pèlerinage au Mexique début novembre 2026 – Dates et inscriptions à venir.

Pour tout renseignements :

Service diocésain des Pèlerinages
Maison Diocésaine de Paris – 10 rue du Cloître Notre-Dame – 75 004 Paris
( 01 78 91 91 72 / 06 21 31 46 86 – pelerinages@diocese-paris.netPèlerinages – Diocèse de Paris

Edito du 18 janvier

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Entrées en catéchuménat – Entrée dans la semaine de prière pour l’unité des chrétiens – 25 janvier : Entrée de la paroisse dans le Concile Régional

Que d’entrées !

Rendons grâce pour l’entrée en catéchuménat des élèves du groupe scolaire. Pour plusieurs c’est une étape au cours d’un long chemin déjà commencé il y a déjà quelques temps. Prions pour eux !

La semaine de prière pour l’unité des chrétiens me semble cette année toute particulière avec les tensions en Iran, la guerre au Moyen Orient et en Ukraine. Ces régions se caractérisent aussi par la multiplicité des églises. En priant pour la paix, prions aussi pour l’unité entre toutes ces églises d’Orient si éprouvées. Mais prions aussi pour que nous grandissions nous mêmes dans l’unité. Nous sommes différents par nos origines, pas nos sensibilités liturgiques et spirituelles. Puissions-nous, à l’occasion du Concile Régional qui s’ouvre le 25 Janvier, prendre conscience que des chemins différents peuvent mener à la rencontre du Christ.

Ce concile a pour but de réfléchir à l’accueil et à l’intégration dans nos communautés paroisisales des néophytes, des catéchumènes, de ceux qui découvrent la foi à l’âge adulte et qui rejoignent nos communautés. Les uns et les autres ont des passés, des origines et des chemins différents. Ils ont passé par dessus bien des a priori, bien des réticences et bien des combats pour se présenter à nous et entreprendre courageusement une démarche afin de recevoir un sacrement,  afin de s’ouvrir à la grâce que le Seigneur veut leur donner et qu’ils recherchent de manière plus ou moins consciente.

Le 25 janvier, nous allons prier pour notre délégation mais nous allons aussi entrer dans un chemin de réflexion et d’accueil de ceux qui frappent à notre porte. Nous avons à réfléchir à comment chacun d’entre nous peut les aider à venir nous rejoindre. Comment pouvons-nous les aider à rencontrer le Christ ? Tous sur cette terre sommes  appelés à rencontrer le Christ Seigneur. Comment faciliter, ici, à Notre Dame de Lourdes, cette rencontre à laquelle chacun est appelé, quels que soient ses origines, son âge ou sa condition sociale ? Nous entrons dans une période essentielle pour notre paroisse. Tous, nous avons à nous sentir responsables de la rencontre avec le Christ de ceux qui nous entourent.

Père Xavier SNOËK

Edito du 11 janvier 2026

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Baptême du Seigneur

En ce début d’année 2026, nous sommes marqués par les tensions au Vénézuela, à Taiwan, en Iran, au Libéria, en Terre sainte et en Ukraine. Tout cela est très préoccupant. La paix, à laquelle nous aspirons tous car elle est un reflet de la béatitude éternelle, semble bien menacée de toutes parts. Tout semble fragile et explosif. Nous pouvons à juste titre être inquiets du lendemain. Mais, chrétiens, à la sortie de l’année jubilaire de l’Espérance, nous ne pouvons rester à nous lamenter. Il nous faut agir : nous avons une force, celle de la prière. En 1947, les enfants ont prié et la paix nous a été donnée. Lors de la guerre de 1870 à la bataille de Loigny, lors de la guerre de 14-18, à la bataille de la Marne, des hommes ont vu Notre Dame de Lourdes. Aussi ici, plus que jamais, il nous faut comme à Lourdes prier pour la paix, confiants que notre prière sera entendue et exaucée. Alors, redoublons de ferveur. La paix en dépend !

Par ailleurs, nous savons bien que la paix au loin commence par la paix ici. Alors, en 2026, essayons de construire la réconciliation, l’unité, dans nos familles, notre paroisse, nos immeubles, nos entreprises en nous appuyant sur le sacrement du Pardon.

Bien sûr, nous sommes tous marqués par la tragédie de Crans-Montana. Nous savons maintenant que des jeunes de collèges franciliens catholiques font partie des victimes. Nous prenons subitement conscience que, en quelque seconde, la vie peut basculer. Il y a d’abord la vie de ceux qui sont morts, mais aussi celle de leurs familles, des survivants et de leurs proches. Pour tous, rien ne sera plus comme avant. Personne n’est à l’abri de telles catastrophes. Qu’en tirer en tant que chrétien ? Vivons les yeux tournés vers le Ciel. Vivons chaque journée comme si elle était la première et la dernière. Ne vivons pas comme si nous étions sûrs du lendemain. Ne vivons pas dans l’angoisse ou l’inquiétude du lendemain mais allons à l’esentiel. Je ne veux pas condamner les réjouissances des jeunes qui étaient à Crans-Montana mais au même moment 15000 jeunes étaient dans la prière à Paris, dans le cadre du rassemblement international organisé par Taizé. Ils étaient allés à l’essentiel. Nous ne pouvons que les admirer et essayer de les imiter. Oui, prenons du temps pour la prière, pour la recherche du Christ. Les mages ont bien quitté la Perse pour aller vers l’inconnu, pour rencontrer Celui que l’étoile annonçait. Vivons les yeux tournés vers le Christ, la lumière du monde. Comptons sur lui et non sur nos assurances, nos savoir-faire…

A ce titre, je suis toujours surpris d’apprendre (et je viens encore d’en faire l’expérience à l’occasion d’obsèques) qu’en particulier des personnes célibataires, même parfois très âgées, n’avaient pas prévu leurs obsèques et encore moins fait leur testament. Les proches, quand il y en a, se retrouvent plongés dans des difficultés sans fin. Comme prêtre on assiste à des hésitations voire des conflits sur l’organisation des obsèques. Parfois, des personnes qui ont été à la messe chaque jour se retrouvent inhumées sans aucune célébration. Quant aux biens qu’on pensait léguer à tel proche ou à association, ils partent à l’Etat ou en recherches généalogiques sans fin pour trouver d’hypothétiques cousins… Ne vivons pas comme si nous étions éternels mais vivons fondés sur le Christ, notre Sauveur, notre Lumière.

Père Xavier SNOËK