éditoriaux fip

Edito de Noël

Noël 2025

Avec la béatification de 50 jeunes martyrs de l’apostolat le samedi 13 décembre, précédée de la canonisation de Carlo Acutis et de Pier Giorgio Frassati le 7 septembre, l’année sainte 2025 qui s’achève est marquée par une immense espérance. Cette espérance que les nouvelles générations reçoivent des modèles et des intercesseurs qui les soutiennent sur le chemin du Seigneur. En France, la vague de demandes de baptêmes et de confirmations concernant principalement les jeunes adultes, dont notre paroisse commence à ressentir les effets, en est un signe éloquent.

Alors, ne laissons pas passer l’Esprit saint ! Prenons le Seigneur au sérieux comme le disait un de ces martyrs. Que ce Noël soit une occasion de témoigner de notre foi dans le Christ sauveur, prince de la Paix. Que ce Noël soit une occasion de prière fervente lors des offices proposés mais aussi en famille, autour de la crèche familiale ou lors de visites de crèches dans les églises de Paris ou d’ailleurs où les talents se surpassent pour nous faire entrer dans le mystère de la Nativité. Que ce Noël soit aussi un temps de réconciliation, un temps d’unité.

A Paris, les jours suivant Noël vont être marqués par le grand rassemblement organisé par Taizé. Taizé, c’est un petit village bourguignon où a été fondée une communauté œcuménique. Ce rassemblement, qui a lieu régulièrement dans une capitale européenne, est un grand rassemblement international pour la paix. Lors des deux rassemblements précédents organisés à Paris, j’avais été frappé par la présence massive des chrétiens d’Europe de l’est. C’est une belle réponse à l’appel de Saint Jean-Paul II qui voulait que l’Europe respire avec ses deux poumons, l’oriental et l’occidental. Alors que la guerre sévit toujours en Ukraine, aux portes de l’Europe, prions afin que ce grand rassemblement porte du fruit.  En 1947, à l’Ile Bouchard, la prière des enfants à l’appel de la Vierge Marie avait sauvé la France du chaos. Prions, afin que celle des jeunes du monde entier réunis à Paris apporte la paix !

Bien sûr, comme à chaque Noël, nous nous tournons aussi vers Bethléem en espérant que les pèlerins puissent s’y rendre à nouveau, même si l’attentat de Sydney jette un voile d’inquiétude et d’effroi, non seulement sur la fête de Hanouka mais aussi sur celle de Noël, en particulier en Terre Sainte. Aussi, prions tout en gardant l’espérance. En effet, les jeunes martyrs du STO ainsi que les prêtres et religieuses d’Allemagne et d’Autriche ont jeté, par leur coopération, les bases de la paix dès 1943. Prions, afin que par notre prière renouvelée, par notre engagement plus intense et plus sérieux, par notre désir d’unité entre nous, nous fondions sur le Christ, prince de la Paix, notre vie et l’avenir des enfants d’aujourd’hui.

Le 31 janvier, à l’initiative des parents d’élèves, nous nous rendrons à la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, lieu traditionnel de prière pour la paix et pour la France. Espérons que cette démarche portera du fruit dans notre paroisse, en particulier auprès des jeunes.

Bon et saint Noël à tous,

Père Xavier SNOËK